Abyme, ville merveilleuse et baroque, est aussi l’unique cité des Royaumes crépusculaires où les peuples mortels peuvent cohabiter avec les démons et leurs seigneurs infernaux… Jusqu’à aujourd’hui. Après dix ans d’absence, Maspalio, farfadet flamboyant et ancien Prince-voleur de renom revient dans sa cité de coeur sur une énigmatique injonction de son ancienne amante Cyre. Mais dès son arrivée, rien ne se passe comme prévu. Abyme a changé et souffre d’une mystérieuse affliction. Aspiré dans un tourbillon de mésaventures, l’arrogant Maspalio devra se révéler d’une improbable humilité pour venir à bout des fléaux qui s’abattent sur lui et les siens…

Avec cette œuvre située dans le même univers qu’Agone ou Abyme, titres comptant parmi les grands romans fondateurs de la fantasy française, Mathieu Gaborit nous emmène battre le pavé de cette cité fantasque, à la fois sublime et tragique. Dans cette course effrénée, on rencontre des personnages cabossés, on virevolte de toit en toit, on échappe de peu à la milice, on laisse des cendres derrière soi. Une nouvelle fois, Mathieu Gaborit signe un récit exceptionnel, halluciné et semblable à aucun autre, où démesure rime avec aventure.

Mathieu Gaborit se lance dans la littérature en 1995 avec Souffre-jour, un roman de fantasy sombre et baroque qui l’impose d’emblée comme le plus novateur du genre. Ses textes riches et personnels transgressent les catégories de l’imaginaire. Avec La Cité exsangue, il revient à son cycle majeur des Royaumes crépusculaires avec le retour de Maspalio dans la cité d’Abyme.

EXTRAITS :

« J’avais tant aimé ce quartier. Ses percées mystérieuses, ses enfilades flanquées d’échoppes étroites où le marché noir tenait lieu d’institution, sa faune bigarrée et dispersée d’une encoignure à l’autre qui fomentait d’improbables complots, ce labyrinthe sans soleil où macéraient des secrets aboutis. »

« L’espace d’un instant, je me revis à son âge épouser la rue abymoise et ses obscurités, cette sensation inégalée de fendre les ombres de la ville comme un fantôme. »

« Tu as prouvé ta fidélité au chaos et aux valeurs portées par les Gros. Ils ont fondé Abyme, personne ne doit l’oublier. Ils ont toujours représenté un contre-pouvoir de la démesure. Ils ont incarné… l’insensé.  »

LES CHRONIQUES :

 » La cité exsangue est un concentré de bonheur qui vous procurera un panel d’émotions intenses en seulement 250 pages. Joie, peine, stupeur, effroi, colère, satisfaction. Car si je n’ai en bouche que le mot Abyme, l’intrigue développée par l’auteur est loin d’être en reste. Courses poursuites, bastons, magouilles et invocations de démons, tout est au programme de cette nouvelle aventure. C’est énorme ! À découvrir de toute urgence ! »   Book en stock

« Le retour de Mathieu Gaborit à l’univers d’Abyme se fait donc en fanfare et avec talent. La Cité exsangueest clairement l’un des romans de fantasy indispensables de l’année 2018 tant il parvient à allier un univers immersif à une aventure passionnante de bout en bout. » Imaginarock

« J’ai ris et eu mal au coeur, j’ai senti une boule d’angoisse envahir ma gorge; le texte a pris le pas sur mon intellect pour faire naître des émotions subtiles, un mélange terrible de joies et de peines, de peurs, de rires. le frisson est bien présent: on suit sans peine le retour du farfadet dans cette nouvelle errance. C’est la dernière charge d’un cavalier, celle pour l’honneur, la rédemption; le dernier sursaut d’orgueil d’une créature de légende qui se bat pour sauver l’avenir et les principes auxquels il tient, c’est beau, c’est grand. Et c’est d’autant plus magnifique qu’on craint que ce ne soit inutile. C’est un western fantastique et surtout ce que j’ai lu de mieux depuis un bon moment. » Babelio

« Mais au final, le personnage le plus fascinant, c’est la ville en elle-même :Abyme, ville crépusculaire et secrète, avec ces lacis de rues, ses palais, sa foule cosmopolite. Abyme semble réellement vivante, une entité que révèrent ses habitants et à qui ils se remettent.
Note : 9,5/10″ Culture vs news

 » les convertis retrouveront avec enthousiasme Abyme, sa richesse, sa profusion, ses délires. Des quartiers, des bâtiments connus, d’autre non. Des personnages fous, amers, vieillis, joyeux, féroces, revanchards, des démons consommés, d’autres embryonnaires, des invocations inattendues. » Yozone