Augustin Petit, un despote au cœur de l’Europe du XXe siècle.

La France a perdu la Première Guerre mondiale en 1919.
Des cendres de la défaite, sous le joug du grand Kaiser, un homme va se relever et désigner les responsables de l’infamie : pas les femmes, pas les noirs, pas les homos… Non ! Les grands ! Car leurs têtes dépassaient des tranchées. S’engage alors la plus formidable ascension politique du Parti des Plus Petits.

Dans ce roman décalé et toujours juste, Pierre Léauté nous propose une réflexion d’une incroyable actualité sur la montée des nationalismes et la création des dictatures.

 

Quelques critiques :

Roman jubilatoire, uchronie délirante, Je n’aime pas les grands est le roman qui vous raconterait l’histoire d’Hitler si un Français de 1940 se retrouvait devant un épouvantard dans Harry Potter. Pierre Léauté s’amuse, et clairement on s’amuse en sa compagnie, car c’est extrêmement bien fait, bien référencé, et parce que le plaisir des mots est là, présent. Un super moment de divertissement qui raconte bien toute l’absurdité du fascisme.
Étienne Vincent, libraire et éditeur

“Je n’aime pas les grands” est donc un roman intéressant, une uchronie dont la fonction explicite est d’expliquer que nul peuple n’est immunisé contre la tentation totalitaire (là encore, Adorno, Milgram et tant d’autres ont travaillé sur ces vérités dérangeantes).
Lui est assignée une seconde fonction qui est de mettre en garde, de dire en un mot, à la suite de Brecht, que « Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde ». On le comprend à la fin quand, des décennies après la fin de la guerre et la fuite de Petit, ses idées réapparaissent en même temps que surgissent dans le débat public des négationnistes et qu’une petite fille de l’homme entre en politique (comme le firent Marine Le Pen – fille – et Marion Maréchal – petite-fille) avec le soutien d’un nombre de plus en plus grand de Français.

Gromovar – Quoi de neuf sur ma pile ?