« J’ai pourtant vécu, j’ai travaillé, j’ai mangé, picolé, ri et pleuré et baisé avec eux, au milieu d’eux, j’ai collaboré car c’était ma mission au Département, avec le Chef, officiellement pour la défense et l’honneur de l’Union, de la démocratie. J’ai collaboré avec la honte. Des heures, des années noires. Machinistes, soldats, policiers, ce sont nos frères qui oeuvrent, nos collègues, nos amis, je les connais, je les côtoie, je sais qu’ils recommenceront, qu’ils pourront pas faire autrement. Parce que lorsqu’on reçoit l’ordre, n’importe quel ordre, surtout celui qui semble anodin, on touche à sa propre vérité. » 

Dans une Europe gangrénée par des états-policiers, les fascismes ethniques, la déroute citoyenne, recruté par le Bureau des enquêtes fédérales, Frank Malissol devient un flic d’élite. Envoyé à Paris, il est chargé d’une mission à haut risque : enquêter sur les dérives du Département de contrôle des Zones, ces no man’s lands où s’entassent les « Feujs », les « Barbus », les « Niaks » et les « Slavos ». Mais traquer les origines de l’explosion sociale a un prix : accepter d’être le poing de l’État ou son cerveau malade.

Et si cette apocalypse était pour demain, vous, vous qui n’êtes pas des flics, que feriez-vous à leur place ?

Haletant de bout en bout, le thriller de L. Albar est un véritable cri d’alerte. C’est aussi un grand roman psychologique, géopolitique et visionnaire, dans la lignée des Dantec, Philip Kerr (La Trilogie berlinoise) et Blade Runner, qui décape une bonne part des représentations aveuglant notre société.

Yellowstone est un récit écrit avec les tripes et dont on ne sort pas indemne.

LES CRITIQUES

Top 15 des polars français 2015 pour le site Collectif polar Bibliothèque

« Amateur de tous genres, oublier les genres et lisez ce livre, c’est de notre futur dont on nous parle, c’est à nous de jouer maintenant, et est un pure divertissement mais aussi un avertissement… » -Unwalkers

« Yellowstone est un roman hors-norme. Dès les premières pages, le lecteur est happé par l’histoire que nous raconte L. Albar. L’auteur est un visionnaire. Son livre a été écrit courant 2014 et au vu des tragiques événements de ce début d’année 2015, le lecteur trouve très vite un écho dans son roman. » -La biblio de Gaby

« En lisant ce roman, j’ai vraiment retrouvé l’univers que j’avais aimé dans « Blade Runner » ou « Zone Est » de Marin Ledun. Ceci doit être dû à la présence continue et prononcé de nanotechnologie et à la noirceur ambiante… » -Zone livres

 »  Un roman plein d’intelligence dont l’accès mérite  un peu d’effort mais avec une belle récompense  au bout, sous le signe de la noirceur la plus  totale : une immersion dans un monde étouffant  et extrêmement riche. »  Jean-Hugues Villacampa