Tu parles d’un tiercé gagnant : Eugène, parigot impénitent, as de la cambriole et esthète à mes heures. Grace, poule de luxe gonflée au silicone. Slawomir, clodo érudit amateur de Pauillac. 
Nous ne sommes pas comme vous, mais oubliez tout ce que vous croyez savoir sur les vampires. Les morsures, les cercueils, les chauves-souris, c’est bon pour les gogos. On n’en veut pas à votre sang, simplement à vos souvenirs, vos émotions ; à votre vie en somme. Nous vivons dans les interstices de votre monde, parce que la discrétion est notre assurance-vie. Et sans Grace, ça aurait sans doute pu continuer un moment. Au lieu de ça, nous voilà à courir Paname pour sauver nos miches d’une secte de vendeurs de roses à la sauvette, d’une fraternité d’albinos dopés à l’Éther et de la malédiction de nos origines. 
Alors, un bon conseil, bonnes gens : restez chez vous, les rues de Paris ne sont plus sûres.

 

À la fois hommage et parodie des récits vampiriques, Petits Arrangements avec l’éternité, premier roman d’Éric Holstein, emprunte au roman-feuilleton son rythme et au polar sa verve. Fils improbable d’Anne Rice et de Léo Malet, il donne naissance à des personnages d’esthètes au langage fleuri. Innervé d’un argot savamment distillé et écrit à la première personne, le récit revisite le mythe du vampire pour lui donner un souffle nouveau, brouillant les pistes entre fantastique et science-fiction. Holstein, Parisien devant l’éternel, promène ses lecteurs dans une capitale aux accents impressionnistes et aux personnages pittoresques, servis par une intrigue dynamique.

 

Les critiques:

« Second titre de la collection Dédales, Petits Arrangements avec l’Eternité est un excellent roman, où le sérieux côtoie la dérision. » Mythologica

 

« On passe ainsi un très bon moment de lecture, marqué par des personnages truculents, déjantés, imparfaits, bref humains. Et vivants. » Noosfere