Entre polar et anticipation, cette trilogie est un chef d’oeuvre !

Intégrale contenant les titres :

Gravité à la manque
Privé de désert
Le Talion du cheikh
et 8 nouvelles inédites

Le Boudayin était un coin dangereux et tout le monde le savait. C’est pour ça qu’un mur le ceignait sur trois côtés. Pour dissuader les voyageurs d’y entrer, mais ils venaient quand même. Toute leur vie durant, ils en avaient entendu parler, et ils s’en seraient voulu de rentrer chez eux sans l’avoir connu de visu. La plupart entraient par la porte orientale et remontaient la Rue, curieux ; ils commençaient à se sentir nerveux au deux ou troisième carrefour et se cherchaient un coin où s’asseoir pour boire un coup et avaler un ou deux cachets. Après ça, ils rebroussaient chemin vite fait en s’estimant heureux d’avoir pu regagner leur hôtel sans encombre. Quelques-uns n’avaient pas cette chance et restaient sur place, au cimetière.

Marîd Audran est un privé, habitué des bars de sa ville, plus porté sur l’alcool et la drogue que sur le Coran, ami des prostituées et des loubards, et farouchement indépendant. Contrairement à une bonne partie de ses amis, il refuse de se faire câbler le cerveau jusqu’au jour où un tueur fou se met à massacrer à tout va dans le Boudayin et que Marîd va devoir mener l’enquête.

Avec la trilogie consacrée à Marîd Audran et au Moyen-Orient futuriste, Effinger rend un  hommage amoureux au roman noir. Le même monde imaginé par l’auteur, avec son mélange de palabres, d’implants cybernétiques, de sourates et de transsexuels connectés, est d’autant plus convaincant à la vue de l’actualité. En trois romans et huit nouvelles, Effinger a tout simplement bâti l’une des œuvres incontournables des littératures de l’imaginaire, à la fois originale, ironique et transgenre.

 

Couverture d’Olalekan Jeyifous : http://vigilism.com/

 

LES CRITIQUES

 » Les Nuits du Boudayin se dégustent avec lenteur, comme un méchoui où se mêlent les saveurs du polar à l’ancienne avec entraîneuse, gros bras et super-vilains, les arômes corsés du thriller oriental à la Eric Ambler et les épices toniques du cyberpunk de stricte obédience. Une formidable redécouverte. »  –Le Monde janvier 2015

« Les 778 pages de ce beau livre cartonné sont hautement addictives, comme les drogues que prend Marîd, mais je ne peux que vous conseiller d’en faire l’essai afin de vous plonger dans les mille et une nuits perverses et dangereuses du Boudayin. » -Jean-Luc Rivera pour ActuSF lire la suite

« Entre cyberpunk, roman noir et orientalisme exotique, les enquêtes de Marîd Audran, ponctuées par les appels à la prière du muezzin, les sourates du Coran et les oracles du Yi-King, sont les nouvelles Mille et Une Nuits d’un futur cybernétique addictif. » -Fictionaute lire la suite

« Dans un monde où tout s’est effondré, nous voici dans un étranger mélange entre modernité et tradition, au milieu des sables à la manière d’un Dune, et des cheikh à la Mille et Une nuits . […] Certains préfèrent les jeans, d’autres les djellabas et ce petit monde se mélange allégrement et avec brio. » -Daylimars lire la suite